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Armel nous a emmenées, avec une voiture empruntée à un cousin, vers le sud-ouest de Port Louis, et nous commençons par un arrêt pour admirer des filaos tout seuls; en effet, pendant le week-end, ces arbres sont pris d'assaut pour leur ombre.
Nous filons vers Tamarin, un très bel endroit, oú comme souvent à Maurice, la montagne et la mer se rejoignent.
Nous allons visiter des salines qui ont officiellement fermé, mais pas tout à fait : ce sont les salines les plus anciennes de Maurice, qui datent de la période française. Le sel, à cette époque avait une importance vitale pour la conservation de la viande et du poisson à bord des navires; l'eau était déversée dans 184 bassins en pierre de basalte, taillées à la main.
Le four à chaux date de la même époque, lors de la venue de Mahé de Labourdonnais. Ce four servait à brûler les coraux pour l'obtention de la chaux, utilisée par les maçons. Avec la découverte du ciment au 19ème, les fours ne seront plus utlisés.
Nous partons maintenant voir les dunes de Chamarel, site incontournable pour les touristes. J'ai été un peu déçue, j'imaginais cela beaucoup plus grand! Ces dunes ont 15m d'épaisseur.
J'ai trouvé 2 origines différentes à ces terres des couleurs, comme on les appelle :
**lessivage du basalte par ce climat chaud et humide, donc décomposition laissant place aux oxydes de fer et d'aluminium, qui donnent ces couleurs si curieuses. Comme les éléments nutritifs indispensables à la végétation ont disparu, rien n'y pousse!
**cendres volcaniques, mises à nu par l'érosion, contenant oxydes de fer et d'aluminium
Ceux qui connaissent la bonne réponse me le diront
Avec Marie Ange, nous avons pris souvent le bus, gratuit pour elle. Ce jour, nous sommes allées visiter, à Floréal, un atelier et magasin de construction de maquettes de bateau, absolument splendides.
En effet, en 1960, l'ambassadeur de France propose à un artisan de réaliser une maquette de bateau d'après les plans qu'il lui apportait. Devant cette réussite, l'artisan fonde sa petite société et d'autres, après lui.
Chacun dans l'atelier a sa spécialité
Mais, tout d'abord, montons dans le bus!
Nous avons fait un saut de Floréal à Curepipe, oú nous sommes allées voir le trou aux cerfs, (il y a longtemps qu'il n'y en a plus), c'est en fait un cratère de 100m de profondeur, le paysage est très beau avec vue sur la montagne des 3 mamelles!
Dans cette région, il y a de très belles maisons habitées par de riches mauriciens, souvent des indiens!!
Toutes les deux, nous sommes aussi allées voir" l'Aventure du sucre", j'étais contente de faire découvrir ce musée à Marie Ange. On pénètre ici dans un des plus beaux "Souvenir"des usines de sucre, c'est celle de Beau Plan.
On y découvre comment le sucre a façonné l'île, ses paysages, son economie, son peuplement, son histoire. Marie Ange est enchantée et se promet d'y emmener son petit fils.
Les usines sucrières étaient très nombreuses, comme le montre ce schéma, il n'en reste que quelques unes.
Barge assurant le transport du sucre, du port jusqu'aux gros bateaux. Le port, ayant été transformé, elles ne sont plus utilisées.
Un peu avant mon départ, le frère d'Armel m'a emmenée vers le sud est, où je rêvais d'aller et qui mettait beaucoup trop de temps en bus.
En route pour Mahébourg et Blue Bay! mais arrêtons nous en chemin voir les champs de thé : contrairement à l'Inde, les femmes ici, cueillent le thé à la main, ce sont les hommes qui utilisent des sortes de cisailles, ressemblant à celles de l'Inde. En Inde, les hommes ne coupent pas le thé.
Une grande partie du thé, produit à Maurice est commercialisé sur place et vendu dans l'île. C'est à la fin du 19ème siècle, qu'après un cyclone, ayant ravagé les champs de canne, le thé est apparu.
La production est en augmentation, environ 7000t de feuilles récoltées!
Je rencontre une femme charmante, elle est heureuse de voir ses photos, les voici.
Ces femmes touchent 9 roupies le kilo, si elles en ramassent 30 à 50 kilos (entre 6,5 et 11 euros par jour) et 7 roupies si elles ramassent seulement 20 à 30 kilos
Sur la route, nous passons près d'une ancienne usine à sucre, transformée en supermarché!
Sur le mur une drôle de pancarte!
Nous filons vers le sud, Mahébourg (le bourg de Mahé de la Bourdonnais) et Blue Bay.
Mahébourg fut la première capitale de l'île jusqu'en 1732, avant Port Louis. Il reste encore quelques maisons coloniales, mais qui disparaissent peu à peu. Nous allons voir la vieille église datant du début du 19ème.
Pour atteindre Mahébourg, des routes pleines de fleurs!
A Venterol, aux murs, il y a des chauffages, ici ce sont des ventilateurs qui fonctionnent à fond pendant la messe.
Mahébourg
Nous partons à Blue Bay et prenons le bateau pour aller faire du snorkelling; hélas, beaucoup trop de monde et le corail dépérit, il n'y a pas de véritable politique de développement durable : il faudrait absolument laisser ces lieux en repos plusieurs mois par an, mais pour tous ceux qui vivent du tourisme, il n'en est pas question, jusqu'au jour où ce sera trop tard!!
bateau fond de verre, vers l'île aux 2 cocos
Le bateau nous arrête sur cette île aux Deux cocos, propriété privée, nous n'avons pas le droit de monter dans l'île sauf si nous payons cher, j'en fais donc le tour par la plage.....
Je me promène sur la plage de Blue Bay, la mer est superbe avec des couleurs extraordinaires
En rentrant, de belles vues de montagne et de champs de canne à sucre
Dernière escapade : l'île aux cerfs.
Je vais réussir à faire tous mes trajets en taxi train, je pars donc à l'ancienne poste où se trouvent les taxis-trains qui vont se remplir peu à peu et qui ne sont pas chers du tout! Evidemment, mon ange gardien Marie Ange, qui porte vraiment bien son nom!!!m'emmène, craignant, bien sûr, que je ne trouve pas la bonne voiture. Elle ne vient pas avec moi, gardant souvent ses petites filles, comme toute grand-mère qui se respecte.
Je prends le bateau à Trou d'eau douce, presque tous les noms de ville sont français et sont souvent drôles : Bel Ombre, Riche en Eau, Belle mare, Poudre d'or, Trou aux Biches..........Il n'y a presque personne, car il est 10h et les touristes mauriciens et autres, ne sont pas encore là; la mer est encore assez haute et je vais marcher pendant plus de 2h pour découvrir cette île. Un golf assez inattendu occupe une bonne partie de l'île!!
Longue balade dans l'île, mais on ne peut en faire le tour à cause de la mangrove, je rebrousse chemin et rentre par le golf, pas trop autorisé, mais bon!
Retour, l'île commence à se remplir, les mauriciens viennent avec leur pique nique et s'installent, comme toujours sous les filaos
Beaucoup de Mauriciens indiens sont là, car il y a un petit sanctuaire où ils viennent en pèlerinage. Je demande à cette belle indienne de la photographier, quel sourire!
Quand les touristes arrivent, les organisateurs de sports nautiques s'en donnent à coeur joie : bananes et autres engins gonflables et sortes de parachutes tirés par les bateaux
Regardez les premières photos de l'île et maintenant, c'est marée basse et tous sont dans l'eau et boivent une bière ou autre, chacun son style!
Je suis un peu triste sur la route du retour, car c'est bientôt le départ de Maurice et de Port Louis.
Et maintenant, c'est le moment de remercier tous ceux qui m'ont permis de vivre un mois dans cette île, Armel, tout d'abord que j'ai rencontré à Nyons, Marie Ange surtout, chez qui j'ai vécu 1 mois, ses filles et gendres qui ont toujours été heureux de discuter avec moi et les mauriciens que j'ai rencontrés.