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Après nos baobas au couchant, nous partons vers notre hébergement "solidaire", le centre Tsaravahiny dans le village de Mangily. C’est une ONG belge qui a créé ce lieu, uniquement géré par des malgaches, pour recevoir des touristes.
Mais, ce lieu, il faut le trouver, et dans la nuit, sur une piste, ce n'est vraiment pas évident quand il y a des embranchements, et aucune indication! Heureusement à un moment, nous avons eu du réseau et avons pu avoir quelques explications. C'est un village complétement perdu, aucune végétation ou presque!
Un jeune malgache vient nous accueillir et va rester avec nous jusqu'à notre départ. Deux femmes nous ont cuit du riz et du poisson et ont fait cuire les mangues vertes, que j'avais amenées, lointain souvenir du Tchad : on faisait cuire les mangues vertes et on avait l'impression de retrouver un peu le goût des pommes qui nous manquaient tant!!
Il n'y a pas d'electricité, ni d'eau courante, mais il y a un puits et des bougies!
Voici la table de cuisson :
Le lendemain, nous allons à la pêche aux crabes, nous marchons jusqu'à la mangrove, il fait très chaud et je ne me sens pas trop bien, je devrais rester mais j'ai vraiment envie de voir cette pêche en eau saumâtre.
Le fruit du palétuvier tombe à terre et se plante, côté pointu, de l'autre la petite feuille est déja là, et va s'épanouir. Des enfants tout ravis, nous montrent ces fruits et écrivent leur prénom avec le bout pointu sur une feuille
La pirogue est prête et les 2 piroguiers nous attendent, ils préparent les appâts, morceaux de poulpe et vont lancer ces bâtons dans la rivière, nous n'avons pris que des trop petits crabes et les avons relachés!
Voici quelques photos du lieu, j'ai discuté avec ce jeune qui voulait tellement faire avancer son village et à un moment, il m'a regardée et dit : " Mais que faire" ? Il nous a vraiment semblé que l'ONG maintenant les laissait se débrouiller, et pour l'heure, c'est trop difficile pour eux.
Ci dessous, quelques photos du lieu : salle à manger, toilettes et chambre à coucher, le "puits"
Nous quittons ce lieu, un peu mélancoliques, car c'est un peu triste et vide, il n'y a personne, à part nous, et nous ne pensons pas que beaucoup de gens viennent dans ce lieu reculé. C'est d'ailleurs ce que nous a dit ce jeune, un peu désabusé.
Puisque nous repassons une dernière fois vers Mondorova, vous allez revoir quelques baobabs, et tout d'abord le baobab amoureux. Partout, de nombreuses répliques de ces baobabs, en palissandre, en bois de rose etc.
Morondava est une petite ville très agréable au bord de la mer, nous logeons au Trecigogne, tenu par un italien, partout 3 cigognes en bois nous regardent.
Les 3 autres partent visiter Betania, un petit port en face, moi je me couche...........A la fin d'aprem, je vais jeter un coup d'oeil au bord de mer, jolies pirogues.
Cette dernière photo, prise à Morondava pourrait être prise n'importe où, les vieux blancs courtisent les jolies jeunes malgaches, nous en reparlerons, ce sont elles qui ont tablettes et téléphone!!
Au petit matin, nous allons au garage faire nettoyer le moteur et le filtre rempli de sable et de poussière.
En repartant vers Antsirabe, de belles rizières : certaines sont en repiquage, certaines sont tranquillement en train de pousser et d'autres sont mûres, c'était le temps des moissons dans le sud, tout est fait à la main, ou plutôt à la faucille!
En remontant vers le Nord, ils préparent les riziéres.
Très belle soirée à Soa, une auberge tenue encore par un couple franco malgache. Soa veut dire douceur, bonté, ce que l'on a de précieux.
Holy, malgache essaie de lutter contre la pauvreté en formant 6 jeunes tous les 3 ans. Elle les loge, les nourrit et leur apprend tout de A à Z pour qu'ils puissent travailler dans l'hotellerie, le tourisme. Elle les fait même danser devant nous, pensant que c'est très important d'être à l'aise dans son corps et devant nous, les touristes.