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Je vous mets enfin la carte de notre périple, du centre ouest au Nord, en passant par Antsirabe et Tananarive (oú ne nous arrêterons pas). J'espère que le trajet en fluo est visible, c'est Jade, une petite mauricienne qui me tient la page, mais hélas, je ne peux mettre son joli petit visage sur ce blog!
Route très longue pour Maetavana (environ 10h). Par moments, on fonce puis on fait du 20 à l'heure, quelques arrêts bien agréables et comme toujours, on s'arrête pour acheter des fruits, les marchés sont toujours un bon moment pour nous et nous aimons toujours nous y attarder, là, la vie bat son plein et souvent la gaieté aussi!
Notre chauffeur connait un joli coin pour pique-niquer, mais impossible de s'asseoir (des piquants et autres saletés), pour décortiquer un ananas, ce n'est pas facile!
Nous continuons jusque tard et arrivons à la nuit.
Beaux paysages lunaires, de très nombreux lavakas : la disparition du couvert végétal favorise l'apparition de ce phénomène d'érosion. En s'infiltrant dans la latérite, les eaux provoquent la désagrégation et l'effondrement des couches inferieures et donc la formation de crevasses. Ces lavakas peuvent atteindre des centaines de m de long sur les pentes fragiles
Arrivées à l'hotel "Chouchou", je parlemente pour qu'ils donnent une chambre au chauffeur, ce n'est pas gagné.
Ici, dans le Nord, comme les Mérinas ont eu maille à partir avec les Sakalavas, ceux ci appliquent des mesures de retorsion aux Mérinas, notre chauffeur est Mérina.
Apres quelque temps, c'est accepté et heureusement car le chauffeur est crevé.
Départ tôt, vers 6h30 pour se rendre au parc d'Ankarafantsika, nous traversons cette rivière rouge et fougueuse, il y a des énormes marmites de géant et une femme cherche je ne sais quoi dans ces trous. Sur le pont, nous rencontrons 2 chercheurs d'or ou ? avec leur grande "cuvette"métallique.
Nous arrivons trop tard au parc pour espérer voir des animaux comme les lémuriens, le guide du parc propose qu'on aille d'abord voir le canyon, les fameux grands lavakas de Ankarokaroka.
Si je mets quelques noms de lieux, c'est uniquement pour ceux qui iraient là bas ou voudraient en savoir plus sur ces drôles de phénomènes géologiques.
Ce grand lavaka résulte d'un gigantesque érosion qui a commencé vers 1700. Les pluies sont tellement diluviennes qu'elles creusent plus de 20cm par an: soufre, fer, calcaire.....se partagent ces couleurs incroyables
On nous voit souvent en train de manger, parfois dans des lieux insolites! Cela permet de voir un peu nos hébergements, nous arrivions souvent tard et ne prenions pas de photos!
Nous prtons visiter le parc oú il y a de très beaux arbres ert quelques jolis lézards, mais le plus extraordinaire, ce sont ces insectes fleurs, les phromnia rosea qui bougent quand on les touche!
Nous essayons de faire le tour du lac avec le guide mais très rapidement, une pluie diluvienne s'abat sur nous et nous rentrons en courant, j'ai juste le temps de faire la photo de ces arbres sacrés/tabous
Le guide nous explique que 160 villages ont été affectés par la création de ce parc et que le gouvernement avait promis que 50% des recettes retourneraient aux villageois, il n'en est rien et nous étions scandalisées car les touristes sont une vraie manne financière, nous payions pour chaque parc plus de 100 euros d'entrée, ce qui, à Madagascar est beaucoup d'argent! Dans chaque parc, on nous a dit la même chose.
Il parait que les administrateurs des parcs viennent le samedi et empochent les recettes qu'ils emmènent à Tana. Dans ce pays, nous étions souvent tristes, mais totalement impuissantes!
Heusement nous recevions de vrais cadeaux, comme ces lémuriens sifakas, le lendemain aux aurores, car nous logions dans le parc. Les sifakas vivent toute leur vie avec le même compagnon, ils sont très fidéles. J'ai beaucoup parlé des lemuriens dans mon ancien blog, je ne recommence pas!
Sur la route du parc de l'Ankarana, nous nous arrêtons dans un marché oú il ya des tas de palmes à vendre pour les toits
Nous nous arrêtons pour prendre des photos de maisons à "ossature bois"
On voit ces sortes de roseaux qui vont servir aux murs, souvent un peu à claire voie. Parfois du torchis est projeté sur ces murs.
Grand marché dans une ville carrefour entre Majunga et Diego
Pour ceux qui en ont assez des marchés, passez votre chemin!
Notre belle salle à manger, et toujours le même problème : prèparer un ananas debout !
Sur la route, de gais lurons, buveurs, ou peut être simplement, transporteurs de bière!!