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Me voilà depuis une semaine à l'île Maurice, dans la famille d'un mauricien rencontré à Nyons et marié à une parisienne, comme quoi, on peut faire de belles rencontres en Drôme provençale!
Impossible d'écrire le blog à Mada, nous n'avions que rarement internet et rarement du temps, car nous étions 4, ma soeur et 2 amies.
A Tana, la capitale, nous avons retrouvé le cousin de notre chauffeur, connu lors de notre dernier voyage. Je crois que celui ci a eu peur de notre itinéraire qu'il connaissait mal, et a filé le bb à son cousin! En effet, j'avais prévu un voyage vers le centre et le Nord en ignorant l'état des routes, grosse erreur!!
Comme nous sommes déjà venues à Madagascar et qu'il y a de nombreux articles sur ce même blog, je ne ferai que peu de commentaires sur la pauvreté et la misère, sur les politiques, toujours aussi corrompus qui laissent de nombreux malgaches désabusés et peu enclins à se lancer dans la politique. Heureusement, nous avons fait de belles rencontres: les malgaches sont très agréables, rieurs et nous avons passé de très bons moments, en particulier avec notre chauffeur, Dani, serviable, discret et toujours de bonne humeur, même après 10h de route difficile!
Nous quittons Tana pour Antsirabe et retournons aux "chambres du voyageur" très jolie structure, tenue par un couple franco/malgache, avec un espace bleu Majorelle! Le proprio est fan de ce peintre.
Dans le jardin, nous avons été bien amusées de voir les tortues mâles courtiser et même plus leurs femelles
Le jardin est très beau et l'hotel fournit du travail à de nombreux malgaches; la femme du propriétaire, malgache s'occupe d'écoles et de villages en grandes difficultés.
Nous quittons cette jolie ville que nous aimons, après avoir pris de l'argent et acheté un téléphone et nous filons, plein Ouest vers cette ville très chaude de Miandrivazo.
En chemin, cette vie dure pour les malgaches et bucolique pour nous
Le lendemain tôt, notre chauffeur conduit pendant une heure sur une piste bien difficile et nous amène à notre chaland, terrible teuf teuf auquel nous aurons bien du mal à nous habituer autant à cause du bruit que de la fumée. Notre équipage est constitué du capitaine, du chef d'expédition, Robert, du cuisinier Bouboul et de 2 acolytes, oeuvrant en cas d'ensablement du teuf teuf!
Au fil de l'eau, de beaux paysages et de belles rencontres
Arrêt dans l'après midi pour une baignade dans une cascade, nous rencontrons nos premiers lémuriens gidro
C'est la fin de l'après midi, nous installons le bivouac, ou plutôt, ils installent le bivouac, nous sommes acueillies par ce petit garçon à la guitare.
Le lendemain, tout s'éveille à 5h et le bruit des teufs teufs commence, car nous sommes en face d'un village
Des femmes ramassent les crevettes avec des filets; elles entortillent feuilles et herbes autour de tiges de bambou et pendant la nuit les crevettes viennent dans cette verdure pour se nourrir. Vers 5 h du matin, tout le monde est debout et les femmes font tomber les feuillages dans l'eau et ramassent les crevettes emprisonnées.
Au petit matin notre voisine trie ses crevettes
Visite du village, de l'école, on donne des crayons à la maitresse, il y a des classes de 100 élèves, mais le directeur, lui, a les grands, beaucoup moins nombreux. Les cours sont en français, hélas souvent les instituteurs parlent mal notre langue et, sortant de ces classes bondées, je me demandais ce que ces 100 élèves pouvaient bien apprendre!
Dans la classe, des informations sur la peste!
Nous poursuivons notre visite du village, suivies par une cohorte d'enfants, ceux qui ne vont pas à l'école car c'est trop cher pour eux!
Nous arrivons à notre superbe bivouac, en un rien de temps, tout est installé: tentes, salle de bain et toilettes sèches
Le soir, une surprise : un feu de camp et des danses par les enfants du village, coachés par un vieux musicien passionné!!
Levées très tôt, nous nous promenons un peu et je tombe sur 2 hommes qui se préparaient leurs cigarettes; ils font chauffer la feuille de tabac contre la casserole, puis la réduisent en poussière et la roulent dans un tout petit morceau de papier arraché dans un cahier de classe
Hélas notre periple va se terminer en fin de matinée, nous verrons encore un village et déjeunerons pour la dernière fois à bord de notre bateau de croisière. Notre cuisinier etait vraiment super, se donnait du mal pour toujours nous cuire des légumes, du riz, comme partout, à chaque repas, du poisson, du zébu, du poulet etc
Les femmes pilent le riz pour le décortiquer, ce vieil homme prepare un remède à partir de l'écorce de cet arbre inconnu pour nous
Les quatre princesses en croisière!!Fin de la descente de la Tsiribihine, nous retrouvons notre chauffeur pour une nouvelle aventure