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Nous filons ce matin vers Auroville puis Pondichéry
Auroville est née du projet de "la mère", compagne de Sri Aurobindo : créer une cité universelle où hommes et femmes de tous les pays pourraient vivre en paix, sans critère de religion, de politique ou de nationalité. L'idée de départ était qu'Auroville n'appartienne à personne mais à l'ensemble de l'humanité, mais toute la suite montre que les hommes ont bien du mal à être altruistes et il y eut de très nombreuses difficultés. Au lieu des 50 000 personnes prévues, il y en a à peine 2000 qui vivent actuellement sur le site, environ 40% d'indiens, 15% de français...., une quarantaine de nationalités. Chacun vit dans une communauté qui s'autogère, mais là aussi, la réalité se heurte souvent aux belles idées.
Nous allons faire 1km à pied pour voir le Matrimandir, cette énorme sphère recouverte de disques dorés concaves et convexes, inaugurée en 1968 avec des représentants de 124 nations
Nous voici au View Point. Ci dessous 2 textes de la Mère qui expliquent ce qu'elle voudrait pour ses 12 jardins, non encore réalisés
Nous repartons, un peu déçus de ne pouvoir rentrer dans le saint des saints, mais il fallait s'inscrire au moins 24h avant, et nous ne le savions pas.
Du coup, nous partons un peu à la découverte des communautés, nous ne rencontrons personne et ne voyons vraiment pas grand chose, il faut dire qu'il fait terriblement chaud et que notre motivation n'est pas très grande, l'endroit nous déçoit un peu, mais nous n'y sommes pas restées suffisamment pour avoir un avis!
des écolières venues visiter Auroville
Pondichéry devient le siège indien de la compagnie française des indes orientales, créée par Colbert en 1654. La présence française se poursuivit jusqu'en 1954 et y a laissé de bons souvenirs, il y a encore pas mal d'indiens parlant français. Pas mal de français nostalgiques y rénovent de vieilles bâtisses coloniales et par endroits, on pourrait presque se sentir en France, les églises, les bâtiments officiels. L'alliance française est très active.
Nous verrons les 2 églises, le quartier français et musulman, nous terminerons par l'ashram de Sri Aurobindo. Tous les bâtiments, appartenant à l'ashram sont peints en blanc et gris, il y en a plusieurs centaines. Actuellement, hélas cette organisation est autant financière que spirituelle, ce qui pose beaucoup des problèmes aux habitants.
le quartier musulman
quelques maisons coloniales et cette rue au nom français
Bâtiment gris près de l'ashram principal, où reposent la mère et Sri Aurobindo, mais interdiction de photos. Tout près du petit temple et de l'ashram, les voitures et les motos sont bénies par le prêtre, il y a la queue!!
petit temple avec cette peinture du mariage de Ganesh, il a 2 femmes, celle en rouge, intelligente et celle en vert forte femme, dixit le guide.De chaque coté, les dieux, Vishnu en bleu, Brahma, avec ses 4 têtes et Shiva en rose avec son trident
Ganesh est très vénéré en Inde, il est le dieu de la prospérité, fécondité, du bonheur, du succès.
"GANESH : C’est le DIEU de la Sagesse, de la Connaissance et de l’intelligence. On le représente avec une tête d’éléphant suite à un récit mythologique. C’est le 1er DIEU vénéré lorsqu’on entre dans le temple car il lève les obstacles de notre vie, en nous aidant à les résoudre".
Beaucoup de couples viennent là avant leur mariage, comme ce couple qui va se marier, ils ont cassé des noix de coco
" La noix de coco constitue un élément symbolique déterminant dans l’hindouisme. Sa coquille symbolise l’illusion du monde, sa chair, le karma individuel et son jus qui, une fois libéré de sa coquille tombe sur la chaussée, symbolise l’ego humain. Ainsi, le fidèle en cassant la noix de coco, se libère de son ego, brise l’illusion du monde quand il offre son cœur à Ganesh. Selon une autre interprétation, la coquille qui constitue la partie dure de la noix de coco symboliserait l’ego humain, et la chair, la partie tendre et douce symboliserait la nature divine de l’être humain, son atman, son soi-intérieur. La partie dure représente la rigidité de l’ego humain qui dans son essence constitue une barrière avec le monde et l’univers, et qui, une fois brisée, laisse découvrir la nature profonde de l’être humain ».
Nous ne savons où manger, nous avons faim, nous nous rabattons sur une pâtisserie, voici quelques petits gâteaux, constituant notre dîner
Dès le lendemain, nous partons vers Chidambaram, un temple dédié à Shiva dansant, mais en chemin, on s'arrête pour voir cette drôle de mini entreprise où sont fabriquées, à la main, des ficelles de coco. Les femmes prennent la bourre de coco, comme celle qui est là, par terre et réussissent à en faire une ficelle
Fabrication de ficelle avec un petite machine très simple
Juste à coté, une entreprise de menuiserie. Quand on sait que ce meuble fini se vend, à peine 25 euros, ça laisse rêveur, on imagine le bénéfice des importateurs et le peu d'argent distribué aux artisans!
Nous arrivons près de Chidambaran, ville très connue pour son temple de Shiva dansant la danse céleste,
La ville est très animée à cause des pèlerins, nous passons près des énormes chars de processions qui servent à la promenade des dieux dans la ville.
"Chidambaram (சிதம்பரம் en tamoul, चिदाम्बरम en sanskrit) est une ville de taille moyenne dont les quartiers d'habitation n'ont aucun attrait particulier, mais qui est connue dans toute l'Inde pour son sanctuaire du Naṭarāja, le « danseur cosmique », l'une des plus célèbres représentations du dieu Shiva effectuant sa « danse bienheureuse » (dite Ananda Tandava)."
Il a été construit du 7ème au 10ème siècle, commencé sous la dynastie des Pallava, terminé par celle des Chola
Après avoir traversé le Gopuram, nous apercevons le sanctuaire au toit d'or réservé aux hindouistes
sanctuaire réservé aux hindous, lac sacré, rempli d'eau du Gange, apporté par des tanks, un roi lépreux a été guéri par cette eau, d'où la popularité de ce temple. Nous posons devant l'éléphant du chariot de Shiva
Ci dessous
Roi Pallava qui a construit une partie du temple, puis Durga puis Shiva effectuant sa danse cosmique
Le mariage de Shiva et Parvati , on voit bien les danseurs et les musiciens qui sont sur le Gopuram. Au plafond, le roi prend son bain sacré
Ce temple est très coloré, les peintures sont refaites tous les 12 ans. Un gros chariot de paille est arrivé dans le temple, je pense qu'il y a des animaux
Nous partons vers l'ouest et le sud, toujours pour voir des temples, mais vraiment magnifiques.
Sur la route, beaucoup de canne à sucre
Sur la route, beaucoup de canne à sucre
Nous arrivons à
"Gangaikondacholapuram, c'est une ancienne capitale de l'empire Chola,construite par le roi Rajendra Ier vers 1025, pour commémorer sa victoire sur les Pala du Bengale et sur les Ganga de l'Est1. Une inscription indique que le roi Rajendra aurait ordonné aux princes vaincus au Bengale de transporter l'eau sacrée du Gange dans sa nouvelle capitale où il aurait fait bâtir un immense réservoir pour la conserver."
Alors finalement cette eau apportée du Gange, elle est où? Notre guide nous a bien dit que c'était à Chidambaram
"Ce temple, sans précédent dans l'architecture de l'Inde du Sud a été inscrit en 2004 sur la liste du patrimoine mondial au sein du bien intitulé « Grands temples vivants Chola » pour son exceptionnelle qualité architecturale et l'abondance de ses sculptures, qui participent d'un programme iconographique complexe, signe d'une réflexion élaborée sur la mythologie hindoue."
Ces femmes sont en pèlerinage, d'où la couleur jaune. Sur ces jardins bien verts, c'était vraiment très beau!
On vidait de l'eau par cette petite fontaine qui arrivait dans le bassin entourant le sanctuaire, en haut Brahma et Saraswathi, la déesse des arts
Nous quittons ce lieu et partons voir ce magasin où comme dab nous allons craquer devant ces beaux éléphants en patchwork faits à partit de morceaux de tissus anciens brodés (blouses, jupes.....)
Nous partons maintenant vers un des temples qui nous a le plus plu, il faut dire que, pour une fois nous avons eu un guide épatant, ce temple est celui de Darasuram. Il a été construit par le même roi Chola que le précédent, il date donc aussi du 11ème siècle, les sculptures de la base du mandapa sont extra et je vais vous dire ce qu'elles représentent, pour une fois c'est clair!!!
Sanctuaire et salle Hipostyle
Femme crêpant le chignon du mari et jeunes déguisés faisant les fous
sous la fontaine, cette sculpture genre kamasutra
jongleurs, singe cherchant des poux, regardez, ils sont 3 et n'ont que 4 jambes puis des acrobates
Femme enceinte et femme au miroir
Ci dessous et c'est assez rare, les 3 dieux l'un à coté de l'autre
Shiva , Vishnu et Brahma avec ses 4 têtes
On voit ici le mandapa, en forme de char tiré par des chevaux
les rampes d'escalier son faites d'éléphants
Animaux mythiques, tête d'éléphant, oreille de cochon, corne de bélier, corps de lion, c'est un yali
Nous quittons ce lieu magnifique au couchant comme souvent, on est obligé de partir quand on ne voit plus rien, mais quelle richesse sculpturale