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La fin de notre voyage s'est déroulé chez les pêcheurs Vezo de la région d'ifaty au nord de Tuléar
Notre guide chauffeur fait donc son dernier parcours, il va repartir vers la capitale, nous y retournerons en avion
Voici les Vezo qui, eux aussi montent vers le Nord, la piste est assez difficile, on pourrait aussi s'y rendre en bateau
La région de Mangily Ifaty est une région touristique, mais comme c'était la fin de la saison, nous étions presque seuls et c'était fort agréable
Nous avons eu la chance de passer une journée sur mer dans le lagon et dans un village vezo où nous étions les seuls touristes
Le propriétaire de la pirogue avait bien calculé les horaires pour que nous arrivions au village juste avant la marée basse et repartions à la fin, ce qui nous a permis de nous balader longuement et d'échanger un peu, mais hélas peu parlent le français à part les jeunes qui vont à l'école et qui venaient bien sûr nous vendre des coquillages qu'elles ramassent à marée basse disent elles mais je pense que beaucoup sont ramassés près du récif corallien
Près de la côte, les pêcheurs utilisent les filets , la pêche à la ligne permet les plus grosse prises
Certains sont spécialisés dans la plongée en apnée et récoltent les holoturies, le harpon leur permet de pêcher gros poissons et langoustes près des îlots coralliens
Les pêcheurs vezos sont les seuls qui peuvent encore capturer des tortues....quelques unes par an . Ces deux grosses carapaces en témoignent
Dans le village, nous rencontrons des artisans, confectionnant des pirogues, il y a aussi de véritables artistes peintres ornant ces pirogues de dessins extraordinaires, même Jésus trône sur une pirogue
La pirogue est en balsa, le mât en filao, les balanciers en commiphora
Comme il n'y a pas de route correcte , beaucoup de denrées sont transportées dans les pirogues comme ces feuilles de ravinala pour la confection des toitures
Les femmes travaillent beaucoup :
C'est souvent elles qui vendent le poisson, elles aident souvent aussi à porter ces grosses pirogues sur le sable, près du village
La plupart des femmes ici portent des masques de beauté : les femmes écrasent l'aubier du santal qu'elles mélangent à de l'eau ou de l'huile de pignons d'inde , on appelle aussi ce masque le masonjoany, nom malgache du santal
Ce masque a de nombreuses vertus : éclaircir le teint, atténuer les rides, adoucir la peau et la protéger du soleil, c'est important dans cette région où les UV sont violents
Les maisons s'alignent sur la plage, une haie en bois de palétuvier réunit dans un enclos les cases des membres d'une même famille sur plusieurs générations
Heureusement aux heures chaudes de l'après midi, elles sont entre elles, rient , se coiffent, jouent aux dominos et palabrent
Les enfants sont partout dans le village et sur la plage à marée basse, ils cherchent des coquillages , ramassent petits poissons, anguilles et crabe
Ils fabriquent également des petites pirogues miniature qui filent à toute vitesse
La mer remonte, il faut repartir hélas
Les bateaux arrivés à marée basse sont remontés sur le sable
Nous rentrons au bercail, chez "Cécile" qui de temps à autre part se reposer sur une autre plage, elle longe la mer en quad. Avec ses bébéfices, elle a ouvert un centre aéré, une bibliothèque pour le village où nous avons passé une matinée à faire des activités avec les enfants